Alors que se tiennent depuis le 28 mars dernier les assises du dialogue politique convoqué par l’actuel président de la république, Ali Bongo Ondimba, les Gabonais ne cachent plus leurs doutes et espoirs quant aux chances de réussite de cette table ronde. Surtout que Jean Ping, le principal opposant qui concentre près de la moitié du collège électoral n’y participe pas.
En finir avec les crises à répétition. Des réformes électorales qui suscitent l’espoir
Comme pour tous les autres thèmes inscrits à l’ordre du jour du dialogue politique, les réformes électorales au menu des participants du groupe de travail N° 2 ont suscité un grand intérêt. Et pour cause, les élections, notamment la présidentielle, sont souvent sources de contestations et de violences dans le pays depuis le retour du multipartisme en 1990. D’où la richesse et la diversité des propositions, qui toutes convergent vers une volonté d’en finir, une bonne fois pour toutes, avec les crises postélectorales à répétition.
La feuille de route du dialogue politique. Première démarche d’une démocratie véritable
Présidée par le premier Ministre, Franck Emmanuel Issoze-Ngondet, la commission ad hoc en charge de la préparation du dialogue politique, version Ali Bongo, a rendu ses conclusions le 28 février dernier. Dans le rapport qui a été remis au Président de la République le 02 mars dernier, tous les participants ont privilégié le consensus comme mode d’adoption des résolutions. Ce tour de table a réuni depuis la fin du mois dernier, majorité et opposition, afin, disent-ils, de redessiner les règles d’une nouvelle gouvernance politique du pays.
Les femmes reporters sportives impliquées dans la CAN. Leur présidente croit toujours en « la magie du football »
L’Union des Femmes Reporters Sportives du Gabon (UFRESGA) compte une quarantaine de membres et est présidée par Raïssa Laure Medza me Ndong. Créée en 2011, elle a pour ambition l’intégration de plus de femmes journalistes sportives en vue de donner une bonne visibilité aux acteurs du monde sportif africain et aux sports africains. Affiliée à plusieurs réseaux, dont UFRESA, l’Union des Femmes Reporters Sportives d’Afrique, l’UFRESGA a pu bénéficier de facilités et d’un accompagnement accordés par la commission communication du Comité d’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (COCAN). Ayant à son actif la participation à deux Coupes d’Afrique des Nations (CAN), la présidente de l’association tire les enseignements de celle de 2017, organisée à Libreville malgré les troubles post élection présidentielle. Elle reste convaincue des missions nobles attachées au Sport. Au point de partager le même idéal que Nelson Mandela : «le sport peut changer le monde». Et elle y a cru, Raïssa Laure Medza, en la magie du football, même durant cette CAN.
Résultats de la Présidentielle gabonaise. Les Eurodéputés préconisent des sanctions ciblées
La résolution adoptée début février à Strasbourg en France par le parlement européen contre le pouvoir d’Ali Bongo Ondimba, est une boule de neige venue encore agiter la classe politique gabonaise. Elle préconise des sanctions ciblées contre le gouvernement d’Ali Bongo et ses soutiens. Jean Ping applaudit cette façon de punir son rival, Ali Bongo, pour dit-il, son « coup d’Etat militaro-électoral ». Du côté du palais présidentiel, on critique l’arrogance néocolonialiste des Eurodéputés, s’arrogeant le droit de tutelle morale sur les Etats africains.
Retour sur les préparatifs de la CAN. Une fête controversée avant même de commencer
En acceptant d’organiser la 31ème Coupe africaine des nations (CAN) les autorités gabonaises étaient loin d’imaginer qu’au sortir de la présidentielle d’août dernier les tensions socio-politiques viendraient perturber le bon déroulement de cet événement. Les appels au boycott d’opposants politiques, et d’acteurs de la société civile, ainsi que les grèves menées par plusieurs syndicats ont troublé la fête concoctée par le pouvoir. Sans cependant l’annuler. Le Comité d’organisation de la CAN (Cocan), directement rattaché à la Présidence de la République, a tenu bon jusqu’au coup de sifflet final. Retour sur ces événements qui ont marqué la fin 2016 et le début 2017.
Après le choc de la présidentielle, L’échec des Panthères symbole d’un malaise profond
Boycott des uns, mobilisation des autres, stades relativement pleins, engouement populaire plus ou moins en berne, etc. Bref, la coupe d’Afrique des Nations de football au Gabon a révélé à elle seule la profondeur des clivages qui agitent le pays depuis le terme de la dernière élection présidentielle. Et comme si cela ne suffisait pas, le naufrage d’une équipe nationale, les Panthères jouant à domicile aura suffi à raviver les divergences politiques, certains partisans de l’opposition, allant jusqu’à se délecter ostentatoirement de la noyade du pays dès le premier tour de la compétition par le Cameroun.
Le dialogue politique d’Ali Bongo. Un appel qui semble résonner dans le désert
Après sa réélection très contestée à la présidentielle, Ali Bongo Ondimba, conscient du clivage du pays, appelle ses adversaires au dialogue. Certains y voient une absolue nécessité pour ressouder une nation meurtrie, d’autres dénoncent une tentative désespérée d’un président isolé.
Appel au dialogue politique national. L’ex-directeur de campagne de Jean Ping dit oui
René Ndemezo’Obiang, président du parti Démocratie Nouvelle, a expliqué, au cours d’une conférence de presse tenue le 25 octobre 2016 à la chambre de Commerce de Libreville, pourquoi il est favorable au dialogue proposé par le président Ali Bongo Ondimba. Une trahison ou une façon d’épargner des vies grâce à ce dialogue ?
Le Professeur Bissielou se penche sur la crise gabonaise: Comment se refaire une vie correcte
La crise post-électorale a été un traumatisme pour la grande majorité des Gabonais. Sociologue émérite, professeur à l’Université Omar Bongo de Libreville, le Professeur Anaclet Bissielou analyse pour nous les effets à moyen et long terme des mouvements de violence qui ont suivi la réélection du président Ali Bongo Ondimba. Il s’interroge sur les possibilités de surmonter les divisions de la société gabonaise.
