La résolution adoptée début février à Strasbourg en France par le parlement européen contre le pouvoir d’Ali Bongo Ondimba, est une boule de neige venue encore agiter la classe politique gabonaise. Elle préconise des sanctions ciblées contre le gouvernement d’Ali Bongo et ses soutiens. Jean Ping applaudit cette façon de punir son rival, Ali Bongo, pour dit-il, son « coup d’Etat militaro-électoral ». Du côté du palais présidentiel, on critique l’arrogance néocolonialiste des Eurodéputés, s’arrogeant le droit de tutelle morale sur les Etats africains.
Retour sur les préparatifs de la CAN. Une fête controversée avant même de commencer
En acceptant d’organiser la 31ème Coupe africaine des nations (CAN) les autorités gabonaises étaient loin d’imaginer qu’au sortir de la présidentielle d’août dernier les tensions socio-politiques viendraient perturber le bon déroulement de cet événement. Les appels au boycott d’opposants politiques, et d’acteurs de la société civile, ainsi que les grèves menées par plusieurs syndicats ont troublé la fête concoctée par le pouvoir. Sans cependant l’annuler. Le Comité d’organisation de la CAN (Cocan), directement rattaché à la Présidence de la République, a tenu bon jusqu’au coup de sifflet final. Retour sur ces événements qui ont marqué la fin 2016 et le début 2017.
Polémique après l’élimination des Panthères:Impréparation et « ondes négatives » invoquées
Manque de préparation pour les uns, mauvais sort pour les autres, répercussions politiques pour certains… L’élimination dès le premier tour des Panthères du Gabon à la coupe d’Afrique des Nations de football n’est pas passée inaperçue dans le public gabonais. Elle a donné lieu à une avalanche de critiques et de prises de position, qui dépassent même le simple cadre du football. Et comme il fallait s’y attendre, les antagonismes nés de la dernière présidentielle se sont aussi invités dans la polémique, au point que l’événement est devenu un enjeu de la bataille politique entre les camps Ping et Bongo.
Après le choc de la présidentielle, L’échec des Panthères symbole d’un malaise profond
Boycott des uns, mobilisation des autres, stades relativement pleins, engouement populaire plus ou moins en berne, etc. Bref, la coupe d’Afrique des Nations de football au Gabon a révélé à elle seule la profondeur des clivages qui agitent le pays depuis le terme de la dernière élection présidentielle. Et comme si cela ne suffisait pas, le naufrage d’une équipe nationale, les Panthères jouant à domicile aura suffi à raviver les divergences politiques, certains partisans de l’opposition, allant jusqu’à se délecter ostentatoirement de la noyade du pays dès le premier tour de la compétition par le Cameroun.
Le nouveau septennat d’Ali Bongo Ondimba. Un mandat de crise
Si Ali Bongo Ondimba a été déclaré réélu au terme de la présidentielle du 27 août dernier, son magistère s’annonce déjà comme un mandat difficile dans un pays qui semble avoir perdu son symbole : la paix. Et pour cause, les violences postélectorales qui ont suivi l’annonce de sa réélection très contestée ; la crise économique due à la chute des cours du pétrole ; les législatives de décembre prochain, qui risquent de dessiner une cohabitation nette du pouvoir ; les grèves en suspend ; etc. c’est un cocktail qui ne présage pas un règne tranquille pour l’ancien nouveau président de la république.
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Le dialogue politique d’Ali Bongo. Un appel qui semble résonner dans le désert
Après sa réélection très contestée à la présidentielle, Ali Bongo Ondimba, conscient du clivage du pays, appelle ses adversaires au dialogue. Certains y voient une absolue nécessité pour ressouder une nation meurtrie, d’autres dénoncent une tentative désespérée d’un président isolé.
Appel au dialogue politique national. L’ex-directeur de campagne de Jean Ping dit oui
René Ndemezo’Obiang, président du parti Démocratie Nouvelle, a expliqué, au cours d’une conférence de presse tenue le 25 octobre 2016 à la chambre de Commerce de Libreville, pourquoi il est favorable au dialogue proposé par le président Ali Bongo Ondimba. Une trahison ou une façon d’épargner des vies grâce à ce dialogue ?
Le Professeur Bissielou se penche sur la crise gabonaise: Comment se refaire une vie correcte
La crise post-électorale a été un traumatisme pour la grande majorité des Gabonais. Sociologue émérite, professeur à l’Université Omar Bongo de Libreville, le Professeur Anaclet Bissielou analyse pour nous les effets à moyen et long terme des mouvements de violence qui ont suivi la réélection du président Ali Bongo Ondimba. Il s’interroge sur les possibilités de surmonter les divisions de la société gabonaise.
Les dessous de la décision gouvernementale
Prévues pour se tenir en décembre courant, c’est finalement en juillet 2017 prochain que se tiendront les élections législatives gabonaises. Un report officiellement consécutif à l’insuffisance des moyens financiers affectés à la commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP), si on en croit l’annonce faite par le Ministre de l’intérieur, Lambert Noël Matha. La cour constitutionnelle a prolongé le mandat de l’actuelle législature jusqu’à la tenue d’un nouveau scrutin
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La vie reprend dans un Gabon traumatisé
De violentes manifestations ont éclaté dans plusieurs villes du Gabon après l’annonce de la réélection du président Ali Bongo Ondimba le 31 août 2016. Pendant plusieurs jours, des contestations ont fait plusieurs morts et d’importants dégâts matériels à travers le pays. Si aujourd’hui le Gabon tente de tourner la page, les populations ont été marquées par les émeutes. Reportage
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