Le baroud d’honneur de «Misu bala»

Presque jamais à court d’idées, personnage incontournable de la scène politique gabonaise, Me Louis Gaston Mayila, président de l’Union pour la nouvelle république (UNPR, parti de l’opposition), est habitué des déclarations médiatiques. Il vient de mettre en place une confédération des partis politiques pour l’unité nationale. Selon lui, «dans les moments difficiles d’une nation, seule l’unité nationale peut résoudre tous les problèmes». Faisant fi de tous les revers qu’il essuie sur le plan politique à cause de son côté versatile, il avait avoué : «que seuls les imbéciles ne changent pas ».

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Dans ses vœux aux Gabonais. Jean Ping galvanise la «Résistance»

Jean ping appelle les Gabonais à la résistance.

Se réclamant toujours président élu du Gabon, le leader de la Coalition pour la Nouvelle République, Jean Ping, a présenté ses vœux au peuple gabonais, le 31 décembre dernier. A cette occasion, il a tenu à rassurer ses partisans, notamment ceux de la diaspora, de sa détermination à prendre le pouvoir.

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Contre la réforme constitutionnelle. Jean Ping veut mobiliser la rue

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Adopté en conseil de ministres fin septembre dernier, le projet de révision de la constitution initié par le gouvernement n’a pas fini de faire des vagues au sein du microcosme politique gabonais. Comme tous les autres opposants qui dénoncent une constitution taillée sur mesure, le leader de l’opposition, Jean Ping, promet de ”faire échouer” la manœuvre par une mobilisation de la rue.

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Un prêche dans le désert ? Le parlement européen fustige un « pouvoir répressif »

Suite aux violences post-électorales nées de la présidentielle du 27 août 2016, le parlement européen a adopté, le 14 septembre dernier, une résolution contre le gouvernement gabonais. Intitulé «Gabon, la répression de l’opposition», ce texte constitue une avancée considérable en faveur de Jean Ping. Une provocation pour le pouvoir de Libreville qui veut à tout prix tourner la page sombre de la dernière élection, arguant que le pays doit avancer.

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L’état de la démocratie au Gabon. Jean Ping et les siens en quarantaine

La Coalition pour la Nouvelle République, (CNR), conduite par Jean Ping, subit depuis peu les foudres du pouvoir qui interdit à ses membres l’accès aux médias publics et la liberté de se mouvoir allègrement à l’extérieur des frontières nationales. D’où l’ire de l’opposition dite radicale, même si la décision est aujourd’hui levée.

C’est désormais une opposition gabonaise barricadée, confinée et même bâillonnée, tant les mesures restrictives, prises à son encontre par le gouvernement ces derniers temps, achèvent désormais de la réduire à la clandestinité, au silence. Et pour cause, le 27 août dernier le Pr Albert Ondo Ossa, ancien candidat à l’élection présidentielle de 2009, a été retenu à l’aéroport de Libreville par les services de la police de l’air et des frontières (PAF), alors qu’il devait participer à un colloque international au Cameroun. Quelques jours plus tard, c’est-à-dire le 2 septembre dernier, le même sort a été réservé à l’un des candidats à la dernière présidentielle, Casimir Oyé Mba qui, lui, voulait partir en France. Des interdictions de voyager sans notifications préalables aux opposants qui n’apprennent leur interdiction de voyager qu’à l’aéroport.
Gouvernement : « Mesures provisoires » Pour le Ministre de l’Intérieur, Lambert Noël Matha, il s’agit plutôt de mesures administratives provisoires destinées à garantir la sécurité de l’Etat, suite à l’appel à l’insurrection lancé par Jean Ping le 18 août dernier. Dans son message à la nation, à l’occasion de la fête de l’indépendance du pays le 17 août dernier, l’opposant avait déclaré à l’endroit de ses partisans : « Je ne vous retiens plus (…). Je vous enjoins d’organiser, dès aujourd’hui et sans limite, jusqu’au départ des putschistes toute manifestation civique ».
Mais l’interdiction de quitter le sol gabonais (heureusement levée le 8 septembre dernier), n’est pas la seule restriction. Dans une déclaration à la télévision d’Etat, le ministre de la Communication, Alain Claude Bilié By Nzé, a averti dernièrement que tous ceux qui ne reconnaissent pas les autorités en place ne pourront plus s’exprimer sur les médias publics.

Opposition : «Une séquestration» inacceptable
Comme il fallait s’y attendre, le camp de Jean Ping est très remonté. Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi, porte-parole de Jean Ping est très clair : « De manière arbitraire et illégale, ce pouvoir a désormais entrepris de séquestrer les opposants à l’intérieur du territoire », a-t-il déclaré. Même son de cloche du côté de l’Union Nationale, la formation politique de Zacharie Myboto qui considère ces mesures comme des entraves à la démocratie.
« (…) L’Union Nationale constate pour le regretter que, conscient et agacé qu’il est, de la ténacité avec laquelle la majorité du peuple Gabonais tient à faire respecter sa souveraineté, exprimée le 27 août 2016 en faveur de M. Jean Ping, alors candidat de la Coalition, le pouvoir établi multiplie les menaces et les actes d’intimidation, au point de prendre des mesures qui ni n’honorent, ni ne donnent une bonne image de notre pays. Aussi, l’Union Nationale s’insurge-t-elle contre ces comportements dignes d’un Etat voyou dont les dirigeants visent à réduire les Gabonais en servitude », indique un communiqué de cette formation politique.

L’effet boomerang !
Voila un nouvel épisode du landerneau politique gabonais qui risque de compromettre les efforts du dialogue national dans sa phase de réconciliation nationale. En prenant de telles sanctions, le pouvoir non seulement donne du grain à moudre à ses détracteurs, mais également place une fois de plus son principal opposant sous les feux des projecteurs. C’est sans doute pour atténuer ces effets que le 8 septembre dernier, le pouvoir a levé l’interdiction de sortie du territoire national.

Yannick Franz IGOHO

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Après une diplomatie infructueuse. Jean Ping s’en remet à l’insurrection populaire

Au terme de multiples voyages en Europe et aux Etats Unis pour tenter de trouver des alliés, Jean Ping qui conteste depuis plus d’un an la réélection de son rival Ali Bongo Ondimba, n’est pas parvenu à le renverser. La communauté internationale semble avoir pris la mesure du fait accompli. Pour l’avoir compris, l’ancien candidat de l’opposition à la dernière présidentielle n’a plus d’autre recours que la mobilisation de ses partisans, qu’il appelle à l’insurrection populaire.
« Je demande aux populations de l’Estuaire, du Haut-Ogooué, du Moyen-Ogooué, de la Ngounié, de la Nyanga, de l’Ogooué Maritime, du Woleu-Ntem, et tous les Gabonais de la diaspora de se lever comme un seul homme… A partir de ce jour, je ne vous retiens plus (…) Dans cet esprit, je vous enjoins d’organiser dès aujourd’hui et sans limite, jusqu’au départ des putschistes, toute manifestation civique conforme aux droits à la libre expression, à la liberté de manifester, aux droits fondamentaux prescrits par la Constitution». C’est l’appel de Jean Ping lors de la fête de l’indépendance du Gabon. Ce message, délivré un an après l’élection présidentielle chaotique d’août 2016, alors que les ardeurs contestataires de la population semblent déjà s’émousser, a du mal
à mobiliser sur le terrain. Surtout que le pouvoir a décidé d’employer la manière forte en interdisant systématiquement toute manifestation de l’opposition, qu’il assimile de facto à un appel à la violence.
L’interdiction en août dernier du meeting de Jean Ping au collège Ntchorere (un lieu privé), et la série d’arrestations qui s’en est suivie en dit long sur cette logique du pouvoir de réduire au silence une opposition considérée comme un danger pour la paix sociale.

Le pouvoir : un appel « inacceptable »
Comme de tradition, le Parti Démocratique Gabonais (PDG) par la voix de son porte-parole, Léandre Kiki, a réagi face à cet appel qu’il qualifie de « désinvolte », dans un communiqué lu sur les antennes de Gabon Télévision. « Le Parti Démocratique Gabonais condamne avec la plus grande énergie, les appels à la désobéissance civile lancés, encore une fois, par monsieur Ping ».
Le PDG qualifie les déclarations de l’ancien patron de la Commission de l’Union africaine, d’« actes hautement reprochables, inacceptables et à l’encontre de l’intérêt supérieur de la nation ». Selon le parti majoritaire, Jean Ping prône la violence. D’où la mise en garde du ministre de l’Intérieur, Lambert Noël Matha, qui a appelé les opposants au « respect des principes et des valeurs qui fondent tout Etat démocratique, sous peine de voir opposer à eux les affres de la loi que nul n’est censé ignorer ».
Le message du pouvoir est donc clair, l’élection présidentielle est désormais derrière et le pays doit avancer. Pas question d’accepter la moindre contestation post-électorale de quelque manière que ce soit. Même si l’opposition crie au scandale en dénonçant «un Etat voyou», il reste que les marges de manœuvre de cette opposition s’amenuisent à mesure que le tournant de la dernière présidentielle s’éloigne, et que des divisions apparaissent de plus en plus au sein de la Coalition de l’opposition pour la nouvelle république.

Raïssa MOUBECKA

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Démissions autour de Jean Ping . Quel avenir pour la Coalition de l’opposition?

Créée il y a quelques mois pour résister au pouvoir d’Ali Bongo Ondimba, la Coalition de l’opposition pour la nouvelle République montre des signes d’affaiblissement, qui risquent à terme de provoquer son éclatement. Et cela, même si les responsables soutiennent que les démissions et prises de positions individuelles ne menacent en rien l’unité du mouvement.

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Tournée diplomatique de Jean Ping. L’opposant peut-il encore «arracher» le pouvoir ?

Jean Ping accueilli à l’aéroport de Libreville

Rentré le 25 juillet dernier d’une tournée internationale, Jean Ping demeure égal à lui-même. Pour lui, la chute d’Ali Bongo Ondimba du pouvoir est imminente. Et elle ne passera nécessairement que par l’implication de la communauté internationale.

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Dialogue avec Ali Bongo. Jean Ping refuse de capituler

Jean Ping : « C’est niet »

C’est « niet », il n’y aura pas de dialogue avec Ali Bongo. L’ancien candidat de l’opposition à la présidentielle d’août 2016, Jean Ping, l’a clairement annoncé, fin mai, dans une déclaration faite à son domicile des Charbonnages à Libreville. Il répondait ainsi aux appels successifs de Casimir Oye Mba et de Guy Nzouba Ndama, deux candidats qui s’étaient désisté en août dernier en faveur de sa candidature, et qui l’invitent à dialoguer avec son rival, afin, disent-ils, de «débloquer» le pays.

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