Le commissaire national en charge du budget à l’UN (Union nationale), Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, par ailleurs Porte-parole de l’opposant Jean Ping, a tenu une conférence de presse fin mai dernier au siège du parti à Libreville. Dans sa déclaration axée sur le projet de loi de finances 2017, Ntoutoume Ayi critique vertement une politique budgétaire irréaliste, avec, à terme, une cessation du paiement des salaires par l’Etat.
Elections législatives reportées à avril 2018. Nécessité juridique ou manœuvre politicienne ?
Les élections législatives qui auraient dû se tenir fin décembre 2016, ont été pour une seconde fois reportées à avril 2018. La Cour constitutionnelle sur saisine du Premier ministre Emmanuel Issozé Ngondet, explique ainsi sa décision : après la tenue du dialogue national inclusif d’avril et mai 2017, il faut du temps pour mettre en place les actes de celui-ci. Cet argument est rejeté par les opposants et une bonne frange de la population qui y voient un déni de leur expression démocratique.
Enquête sur le « clan Bongo » . Le reportage de France 2 affole le pouvoir gabonais
Après la diffusion le 6 juillet dernier sur la chaîne de télévision France 2, d’un reportage intitulé «Le clan Bongo : une histoire française», consacré à Ali Bongo Ondimba, la France est accusée de comploter contre les autorités du Gabon pour leur politique de diversification des partenariats économiques. En oubliant totalement que des journalistes français d’investigation peuvent être indépendants.
Querelles autour de la défense du président . Désavoué, le patron du PDG démissionne
En réaction aux multiples attaques du camp Ping, une escouade de ministres a décidé de prendre la défense du président Ali Bongo Ondimba. Le secrétaire général du Parti démocratique gabonais (PDG), Faustin Boukoubi, a dénoncé la démarche de « ces faux amis » accusés de prendre en otage Ali Bongo. Peu soutenu, il a donné sa démission le 14 août dernier.
Tourisme politique au Gabon . Le ventre a ses raisons…
Démissions, ralliements, coups d’éclat, etc., l’instabilité des partis ou groupements politiques avant, pendant et après l’élection présidentielle, devient monnaie courante dans le microcosme politique gabonais. Comment expliquer un tel phénomène en vogue depuis l’avènement du multipartisme en 1990 dans le pays ? Quelles causes peuvent expliquer le remue-ménage permanent à l’intérieur des organisations politiques gabonaises ?
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Tournée diplomatique de Jean Ping. L’opposant peut-il encore «arracher» le pouvoir ?
Rentré le 25 juillet dernier d’une tournée internationale, Jean Ping demeure égal à lui-même. Pour lui, la chute d’Ali Bongo Ondimba du pouvoir est imminente. Et elle ne passera nécessairement que par l’implication de la communauté internationale.
Remaniement ministériel . Les Gabonais jugent un « gouvernement d’ouverture »
Le nouveau gouvernement remanié à l’issue du dialogue politique, a finalement vu le jour le 21 août dernier, après une longue attente de plus de deux mois. Si on note quelques départs et reconductions de certains anciens ministres, d’autres nouveaux visages de l’opposition et de la société civile ayant pris part aux négociations d’Angondje font aussi leur entrée dans l’équipe conduite par Emmanuel Issoze-Ngondet. Dans la foulée, les avis divergent, selon qu’on soit de tel ou tel bord politique.
Gouvernement post-dialogue . Chaises musicales et rétribution des dialogueurs
Attendu depuis des mois, le nouveau Gouvernement, toujours chapoté par Emmanuel Issoze Ngondet a été rendu public, le 21 août dernier. Excepté la suppression des postes de Vice-premiers-ministres et l’entrée de quelques membres de l’opposition présente au récent dialogue national, la nouvelle équipe est à bien des égards une pâle copie du précédent gouvernement.
L’opposition divisée sur les élections législatives . En être ou ne pas en être
Même si elles viennent encore d’être reportées à avril 2018, dans certains états-majors, on laboure déjà le terrain pour ne plus laisser cette fois le champ libre au Parti démocratique gabonais au pouvoir. C’est le cas de Guy Nzouba Ndama, président du parti «Les Démocrates», par ailleurs soutien de Jean Ping. Ce dernier, pour l’heure, entretient le flou quant à sa participation ou non à la bataille pour le palais Léon Mba.
Judicaël Moudjiedji juge le dialogue. « Une mascarade pour légitimer un pouvoir »
Ancien Secrétaire général de l’URDP, Union pour la République et pour le Développement, parti de l’opposition pro Ping, Judicaël Moudjiedji, ne fait pas dans la dentelle pour juger de la pertinence du dialogue convoqué par Ali Bongo. Ce n’est ni plus ni moins qu’un dialoguer pour « légitimer un pouvoir usurpé », et les conclusions contenues dans le rapport final sont loin de satisfaire les attentes du peuple gabonais.
