L’opposition divisée sur les élections législatives . En être ou ne pas en être

Même si elles viennent encore d’être reportées à avril 2018, dans certains états-majors, on laboure déjà le terrain pour ne plus laisser cette fois le champ libre au Parti démocratique gabonais au pouvoir. C’est le cas de Guy Nzouba Ndama, président du parti «Les Démocrates», par ailleurs soutien de Jean Ping. Ce dernier, pour l’heure, entretient le flou quant à sa participation ou non à la bataille pour le palais Léon Mba.

Même si elles viennent encore d’être reportées à avril 2018, dans certains états-majors, on laboure déjà le terrain pour ne plus laisser cette fois le champ libre au Parti démocratique gabonais au pouvoir. C’est le cas de Guy Nzouba Ndama, président du parti «Les Démocrates», par ailleurs soutien de Jean Ping. Ce dernier, pour l’heure, entretient le flou quant à sa participation ou non à la bataille pour le palais Léon Mba.

La galaxie de l’opposant Jean Ping est-elle sur le point d’imploser ? La question taraude l’esprit de nombreux observateurs du landerneau politique gabonais. Et pour cause, Guy Nzouba Ndama, un des soutiens de l’opposant vient d’afficher clairement sa position. L’homme, sous la bannière «Les Démocrates» (opposition), ira à la conquête des sièges à l’Assemblée nationale. Il l’a fait savoir dès la toute première sortie du parti, en mai dernier au quartier NzengAyong, dans le 6ème arrondissement de Libreville.

Sortie au cours de laquelle, l’ancien président de l’Assemblée Nationale, a expliqué la nécessité de participer aux prochaines législatives. « J’ai quitté le PDG pour être libre. Je reste un fervent partisan de la coalition de Ping, mais je ne peux pas me contenter de réclamer la victoire. Il y aura certainement deux tours à l’occasion des législatives et nous comptons favoriser les candidats les mieux placés pour l’emporter au second tour », a assuré Guy Nzouba Ndama.

Une position qui ne surprend guère, surtout quand on se rappelle qu’à la création de «Les Démocrates», celui qui s’est rétracté à la dernière présidentielle au profit de Jean Ping, avait déclaré « (…) l’opposition, ai-je coutume de le dire, n’est ni une fonction, ni une profession », avant de rajouter « en principe, le but de tout parti politique (…) est de conquérir et finalement d’exercer le pouvoir ». Voilà qui a le mérite d’être clair ! 

« Les Démocrates » : prendre le pouvoir

Une réalité que semble occulter Jean Ping qui,lui,continue de se présenter comme le «Président élu du Gabon» et entretient un flou total sur la question de sa participation aux législatives.

Pour le candidat malheureux à la dernière présidentielle, la bataille des législatives à venir n’est pas encore d’actualité. D’ailleurs, lors de son récent petit-déjeuner de presse organisé à sa résidence, il a lancé avec un calme olympien : « en 2018, c’est nous qui allons organiser cette élection ». Pour l’instant, le natif d’Omboué s’accroche à son combat : prendre le palais du bord de mer. Et pour y parvenir, il joue son va-tout diplomatique. C’est en ce sens qu’il faut inscrire la lettre de félicitations qu’il a adressée au nouveau Chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, pour son élection.

Un choix cornélien pour Ping

Au fond, l’homme est devant un choix difficile, quant à sa participation ou non aux législatives. Choix difficile parce que d’un côté, Ping ne reconnait pas la légitimité de son rival au pouvoir, Ali Bongo Ondimba. En outre, il considère son adversaire comme un usurpateur en se réclamant lui-même le vrai président élu du Gabon. Dans ce cas, participer à une quelconque élection organisée par un gouvernement dont il conteste la légitimité, serait pour lui une manière de le légitimer. De l’autre, ne pas aller aux législatives, lui ferait courir le risque de voir le Parti démocratique gabonais (PDG) s’accaparer à nouveau toute l’Assemblée, comme c’est le cas actuellement avec ses 114 députés sur les 120 que compte l’institution. Un tel scénario de désertion politique lui ferait perdre la plupart de ses soutiens, qui n’entendent pas rééditer l’erreur du boycott de 2011, qui a abouti à une Assemblée aux seules couleurs du PDG.

YFI

 

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