Réconciliation nationale.Des Gabonais évaluent l’appel de Mayila

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Proposée par Louis Gaston Mayila, président de l’Union pour la Nouvelle république (UNPR) et d’autres opposants modérés ainsi que des associations, l’idée d’une réconciliation des Gabonaises et Gabonais reste diversement appréciée. Alors que d’aucun pense qu’il faut réconcilier les populations pour éviter le pire, d’autres estiment, au contraire que toute réconciliation sans préalablement rendre sa victoire à Jean Ping est vaine.

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Contrat rompu pour l’eau et l’électricité.Guerre des nerfs entre l’Etat et Veolia

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Finie l’entente passée en 1997, entre l’Etat gabonais et Veolia (Ndlr : actionnaire majoritaire de la Société d’Energie et d’Eau du Gabon, SEEG, avec 51% d’actions), place aux invectives et menaces réciproques. Chaque partie tire désormais la couverture de son côté, avec des révélations chaque jour. La SEEG dénonce « une action illégale » et revendique la facture de 44 milliards due par l’Etat. L’Etat s’en défend et entend poursuivre Veolia pour « pollution aggravée ».

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Les gabonais jugent. Un acte courageux ou illégal ?

Il gérait la fourniture d’eau et d’électricité dans le cadre de la société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) depuis 1997. Pourtant le groupe français, Veolia a été écarté de cette mission par l’Etat qui a mis fin, le 16 février dernier, et de manière inattendue, au contrat de concession qui les liait tous les deux, suite aux plaintes récurrentes des clients de la SEEG. Si d’aucuns y voient un acte de bravoure, une décision courageuse et louable, pour d’autres, cet acte a été brutal et illégal.

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Programme « un jeune, un métier ».3 000 jeunes de la rue formés

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Le gouvernement a proposé à 3049 jeunes déscolarisés une formation de mécaniciens, menuisiers… et une dizaine d’autres métiers manuels. Avec l’espoir de les sortir de la rue et de l’inactivité. Certains membres de la société civile et de l’opposition y ont vu une manœuvre électoraliste.

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Première édition de la Journée économique.Coup de pouce aux petites et moyennes entreprises

Le ministre de l’Economie, Régis Immongault, plaide en faveur des PME

Placée sous le signe de « Restaurer la confiance », la journée économique, initiée par le ministre de l’Economie, Régis Immogault, a été une plate-forme d’échanges avec les opérateurs économiques du secteur productif. Occasion pour les participants d’émettre un plaidoyer en faveur d’une plus grande transparence en matière de règlement de la dette intérieure et d’une prise en compte des petites et moyennes entreprises (PME) pour la relance de la croissance interne.

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Gratuité de l’accouchement.Les femmes demandent un plus pour les prématurés

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Annoncée par Ali Bongo Ondimba le 31 décembre dernier à l’occasion de son message de vœux à la nation, la gratuité des frais d’accouchement, effective depuis le 19 février dernier, a été bien accueillie par les femmes. Cependant, des voix s’élèvent pour que cette mesure, qui ne concerne que l’accouchement, soit élargie au service de néonatologie (pour les bébés nés avant terme) dont les frais montent parfois jusqu’à plus de 500.000 FCFA.

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Réhabilitation de la route PK5-PK12 à Libreville. Les travaux de nouveau à l’arrêt

Chantier de réhabilitation de la route  PK5-PK12  abandonné

La réhabilitation et l’élargissement du tronçon PK5-PK12, sur la route nationale reliant Libreville et les autres capitales provinciales du pays, entamés en janvier 2016 par l’entreprise française COLAS, devaient se terminer fin 2017. Depuis janvier dernier, les travaux sont à l’arrêt. Les populations riveraines pointent du doigt l’incurie du gouvernement. Celui-ci décline toute responsabilité et évoque le manque d’argent.

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Pour sortir le pays de la crise . Richard Moulomba (ARENA) veut changer de président

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C’est l’unique solution préconisée par le Président de l’Alliance pour la Renaissance Nationale (ARENA, pro Ping). Chômage, dette publique exponentielle, crise politique, etc., toutes ces questions n’ont d’autre solution que dans le démantèlement du régime Bongo. « Un régime à bout de souffle, maintenu en place par la France au nom de ses intérêts économiques ». Richard Moulomba le dit d’un ton calme mais très critique au micro de MICA.

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Découpage électoral .Plus de députés, moins de sénateurs

Tableau de repartition des populations

Le conseil des ministres du 26 janvier dernier a adopté le nouveau découpage électoral : l’Assemblée nationale passe de 120 à 143 députés, alors que le Sénat voit ses 102 sièges ramenés à 61. L’opposition dénonce de graves incohérences, tandis que le pouvoir affirme qu’il s’agit d’une « réforme globale » qui va réduire le train de vie de l’Etat. C’est le prélude des élections législatives dont on ne connaît toujours pas la date. Le redécoupage électoral, présenté comme une des conclusions du dialogue politique d’Angondje, est loin de faire l’unanimité. Répartition jugée inégale Concrètement, le ministère de l’Intérieur octroie 26 sièges à l’Estuaire, 23 au Haut-Ogooué, 10 au Moyen-Ogooué, 18 à la Ngounié, 11 à la Nyanga, 12 à l’Ogooué-Ivindo, 12 à l’Ogooué-Lolo, 13 à l’Ogooué-Maritime et 18 au Woleu-Ntem. Désormais, chaque arrondissement de Libreville (6 au total) aura deux députés à l’Assemblée Nationale. Une mesure étendue aux autres capitales provinciales ainsi qu’aux communes d’Akanda, Owendo et Ntoum (les périphéries de Libreville), toutes dans la province de l’Estuaire. Même sort pour Moanda dans le Haut-Ogooué. A cela s’ajoute la création de deux nouveaux sièges dans l’Ogooué-Ivindo, respectivement dans le département de l’Ivindo et celui de la Zadié. Dans le même registre, la ville d’Akiéni, chef-lieu du département de Lékoni-Lékori, (le Haut-Ogooué), devient un siège à part entière. Toujours dans cette province, le département de la Sébé-Brikolo aura un siège en plus. Idem pour le département de Mulundu dans l’Ogooué-Lolo. De quoi provoquer l’étonnement de l’opposition. Les griefs de l’opposition Me Louis Gaston Mayila, Président de l’Union pour une Nouvelle République (UPNR), est le premier à sonner le tocsin d’un découpage raté. Il ne voit pas la pertinence d’une telle mesure. Pour Mayila, l’augmentation du nombre des députés ne va faire qu’alourdir un peu plus le train de vie de l’Etat et partant, grever le budget du pays. Même si le gouvernement reconnaît les critiques du président de l’UPNR, il soutient cependant que la réforme du parlement permettra à l’Etat de réduire ses dépenses. La réplique est du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Bilié By Nzé. « Vu sous cet angle oui. Mais il faut savoir que c’est une reforme globale. Le nombre de sénateurs sera réduit de 50%. Donc il y aura moins de parlementaires dans le pays et donc le budget sera réduit », a déclaré le porte-parole du Gouvernement lors d’un récent entretien accordé à nos confrères de Gabon 1ère. Des déséquilibres démographiques Autre insuffisance dénoncée dans ce découpage, la démographie qui n’offre pas les mêmes chances à tous les candidats. Une limite révélée par Marcel Djabioh, militant proche de Jean Ping. Selon l’opposant, « cette base étant complètement fausse, elle n’a conduit qu’à l’arbitraire que chacun a pu découvrir dans le communiqué final du dernier Conseil des Ministres ». A titre d’exemple, la Commune de Libreville (capitale du pays) avec ses 703 940 âmes, dispose de 12 sièges à pourvoir. Ce qui revient à dire qu’un député va représenter 58 662 personnes. Contraste saisissant avec le département de la Djouari-Agnili, à Bongoville (Haut-Ogooué), où on ne compte que 4210 habitants. Pourtant la localité dispose d’un siège à l’Assemblée nationale. Situation quasi similaire dans le département de la Bayi-Brikolo à Aboumi, toujours dans le Haut-Ogooué, avec 1998 habitants et un siège. Il se pose dès lors un sérieux déséquilibre. En effet, certains candidats à la députation auront donc plus de fil à retordre que d’autres. Les déséquilibres démographiques entre circonscriptions, longtemps dénoncés au parlement, n’auront donc pas été réglés par ce nouveau découpage que certains dénoncent en coulisses comme une manie du pouvoir de vouloir garder à tout prix le contrôle de la chambre basse du parlement. Yannick Franz IGOHO

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Elections législatives 2018.Casimir Oyé Mba prêt pour la course

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L’ancien Premier Ministre et soutien de Jean Ping l’a annoncé récemment au cours d’une interview accordée à Gabon 1ère. Pour Casimir Oye Mba, le sort du Gabon ne peut se décider que par le peuple à qui les politiques doivent donner la possibilité de s’exprimer par le bulletin de vote. Les Gabonais gagneraient beaucoup en allant aux élections législatives d’Avril 2018 ». La déclaration est loin d’être surprenante, surtout quand on sait la ligne modérée qu’a toujours incarnée Casimir Oye Mba au sein de la coalition de l’opposition soutenant Jean Ping. Ses prises de position, ses déclarations à titre personnel comme lorsqu’il avait appelé Jean Ping à s’asseoir avec son rival Ali Bongo pour une sortie de crise, ont toujours choqué les autres tenants du groupe, qui tempêtent de temps en temps, mais rien n’y est fait. L’homme n’a pas sa langue dans sa poche. Eviter l’erreur de 2011 Avec cette annonce, Casimir Oye Mba qui semble avoir tiré les leçons du passé, ne compte plus reproduire l’erreur de 2011 où son appel au boycott des législatives avait permis au parti démocratique gabonais (PDG) au pouvoir, de remporter la quasi-totalité des sièges à l’Assemblée nationale. «J’ai fait partie de la caravane de l’opposition pour dire aux gens qu’il ne fallait pas voter. J’ai commis une erreur en 2011 de ne pas participer aux élections législatives. Il vaut mieux ne pas rééditer cette erreur », regrette l’ancien candidat à la présidentielle de 2009 dans une interview sur la chaîne Gabon 1ère. D’où son appel demandant aux Gabonais de participer massivement à ces élections tant attendues. Menace pour la coalition Avec cette nouvelle déclaration d’un membre de la coalition de l’opposition en faveur des législatives, c’est un coup dur de plus pour le principal chef de file de l’opposition gabonaise, Jean Ping, qui n’envisage pas sa participation à un quelconque scrutin organisé par le pouvoir d’Ali Bongo. Pour l’ancien fonctionnaire de l’Union africaine, les seules législatives qui vaillent sont celles qui seront organisées par lui-même une fois qu’il aura arraché le pouvoir des mains de son rival. Sauf que le pouvoir étant toujours détenu par Ali Bongo et la promesse de prise de pouvoir par Ping se faisant attendre depuis plus d’un an, les autres piliers de la coalition, embarrassés, commencent à se prononcer en faveur de la participation aux législatives. Seul moyen selon eux pour sortir le pays du blocage politique né de la dernière élection présidentielle. Après l’ancien président de l’Assemblée nationale, Guy Nzouba Ndama, qui avait déjà annoncé sa participation à cette échéance, la déclaration de Casimir Oye Mba fragilise d’avantage une coalition qui montre chaque jour des signes d’effritement. Survivre à cette logique de statu quo politique voulu et entretenu, conjugué avec l’annonce des législatives, est un défi majeur auquel est confrontée la coalition pro Ping. Marielle ILAMBOUANDZI

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