Des Gabonais jugent ces promesses.

Dans son adresse à la nation du 31 décembre dernier, Ali Bongo Ondimba a annoncé des mesures dont certaines devront être réalisées cette année 2018. Du développement économique et social des populations en passant par la politique et l’environnement, aucun secteur n’a été oublié. Si certains saluent des annonces qui vont transformer le pays pour les années à venir, d’autres dénoncent des promesses démagogiques, au regard de nombreux éléphants blancs dans tout le pays depuis 2009.

Dans son adresse à la nation du 31 décembre dernier, Ali Bongo Ondimba a annoncé des mesures dont certaines devront être réalisées cette année 2018. Du développement économique et social des populations en passant par la politique et l’environnement, aucun secteur n’a été oublié. Si certains saluent des annonces qui vont transformer le pays pour les années à venir, d’autres dénoncent des promesses démagogiques, au regard de nombreux éléphants blancs dans tout le pays depuis 2009.

Olivier Mombo, fonctionnaire au ministère de la communication, estime que le message à la nation du Chef de l’Etat est un message d’espoir, car il prend en compte les domaines prioritaires. Selon lui, Ali Bongo s’est attaqué directement aux maux qui minent le Gabon et la promesse de leur mise en œuvre dès le premier trimestre de l’année en cours n’est pas anodine. « L’éducation,  la santé, l’employabilité des jeunes, la formation, les infrastructures d’eau et d’électricité… tous les domaines sont concernés par son action. Les salles numériques avec connexion internet, la dernière livraison de 80 mille tables-bancs, des actions qui participeront à l’amélioration des conditions d’apprentissage de notre Jeunesse». 

« Une action très attendue »

Amandine  Mpiga, sans emploi, juge que ces mesures concernent toutes les couches de la population du fait qu’elles viennent répondre et combler  directement les  besoins quotidiens des Gabonais. « Vu les difficultés  des populations démunies  à accéder aux soins, la mise en place de 20 cliniques mobiles dans les neuf provinces du pays par exemple est une action très attendue. Aussi, la gratuité des frais d’accouchement sur toute l’étendue du territoire est un acte à forte portée sociale et je ne peux que m’en réjouir ».

« Un nouveau départ »

Etudiant à l’institut national de gestion, Dieudonné Langa pense, lui aussi, qu’Ali Bongo a bien fait d’annoncer la création de 10.000 emplois par an destinés principalement à la jeunesse. « Le Chef de l’Etat a conscience que la population de notre pays est essentiellement jeune et souffre de manque d’emplois. Pour pallier cette difficulté, une mesure d’exonération temporaire de cotisations sociales pour toute création nette d’emploi à compter du 1er janvier a été décidée. C’est un signal très fort quant à la recherche de solutions d’épanouissement de notre jeunesse. En tant que jeune, je reçois ce message comme un nouveau départ». 

« Des annonces factices »

C’est l’avis de Jonathan Loudy, informaticien, pour qui, le discours à la nation du président « n’a été qu’une suite de démagogies comme à son ordinaire, un train d’annonces factices. Le Gabon va mal, c’est ça la vérité. On en a marre d’écouter les mêmes choses qui n’aboutissent jamais. La réalité est bien visible sur l’ensemble du pays, la politique d’Ali Bongo a échoué et ce, dans tous les domaines. Il n’y a qu’à regarder les mouvements d’humeurs observés çà et là ». Pour Jonathan, « au lieu d’ajouter d’autres promesses, Ali Bongo doit d’abord s’atteler  à résoudre celles du passé».

« Du déjà entendu»

Même écho pour Arielle Manomba, enseignante. Elle ne trouve rien de nouveau dans le discours du Chef de l’Etat gabonais. «En réalité, il n’y a rien de nouveau dans ce discours », nous dit-elle. « Je crois personnellement que certaines  de ces mesures figuraient déjà dans ses anciens discours. L’hôpital est malade, l’école qui souffre de divers manquements est désorganisée, le chômage bat son plein, les entreprises ferment les unes après les autres, même l’eau potable devient une denrée rare dans certains quartiers de la capitale ….c’est en province ou dans les villages qu’il ira faire ses preuves ?  Nous sommes fatigués des beaux discours. Il faut un changement réel et profond, et Ali BONGO Ondimba a montré ses limites dans ce sens». 

« Le maçon attendu au pied du mur »

Jonas Missamou, entrepreneur, lui préfère voir les actes avant de croire. Pour lui, « Ali Bongo et son gouvernement feraient mieux d’agir pour la matérialisation des mesures annoncées, afin de renouer avec les populations qui n’y croient plus du tout. Nous, nous sommes de la catégorie du saint-thomas, nous croyons à ce que nous voyons», conclut-il.  

Raïssa MOUBECKA

 

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