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Dans son discours à la Nation. Ali Bongo promet la « cohésion concrète » en 2018

Soumis par fouodjivincent le mar, 30/01/2018 - 14:27
Ali Bongo lors de ses voeux à la nation.

La cohésion politique avec l’organisation des législatives en 2018, la cohésion économique et sociale avec la création de 10.000 emplois par an, la réforme de l’Etat avec la décentralisation… C’est en gros ce qu’Ali Bongo a promis à compter de cette nouvelle année 2018, dans une allocution d’une vingtaine de minutes. 

C’est presqu’un discours aux allures de campagne que le président gabonais a prononcé le 31 décembre dernier. De l’éducation à la santé en passant par la politique, l’économie et le développement territorial, aucun secteur n’a été oublié dans les annonces d’Ali Bongo qui promet de faire de 2018, « une année de réalisations ». Dès l’entame de son discours, le président a reconnu les affres de l’actuelle crise postélectorale. « (…) Il faut dire la vérité, durant l’année écoulée, ce qui nous sépare a eu tendance à prendre le pas sur ce qui nous unit», a-t-il souligné. En guise de palliatif, il propose la cohésion politique, économique et sociale, territoriale et environnementale.

Elections législatives  

Sans divulguer de date précise, Ali Bongo Ondimba a tout de même confirmé l’organisation des élections législatives cette année. « En 2018, je vous invite donc à vous exprimer. A vous exprimer, comme dans toute démocratie digne de ce nom, avec un bulletin de vote, quel qu’il soit(…) Car la compétition a lieu non dans les rues, mais dans les urnes dont il faut toujours respecter le verdict». 

Lutte contre le chômage 

Comme solution au chômage, en particulier celui des jeunes, Ali Bongo propose, à compter de janvier 2018, la création, dans tous les secteurs d’activités de 10.000 emplois par an. Il s’agit là d’une discrimination positive. « Pour ce faire, l’employeur bénéficiera des avantages suivants : 50% d’exonération de charges sociales à la première embauche, 75% à la deuxième embauche, 100% à partir de la troisième embauche ». 

Education  

Ali Bongo s’engage à inclure dans les programmes scolaires, l’apprentissage des applications pratiques de l’informatique, le monde d’aujourd’hui devenant de plus en plus digital. Pour être précis, à compter du mois de mars 2018, 94 écoles du secondaire seront dotées de 30 ordinateurs chacune, ainsi que d’une connexion internet.

Santé 

Là aussi Ali Bongo promet la mise en place d’un réseau de cliniques mobiles dans chacune des provinces du Gabon. L’objectif est de permettre une meilleure couverture sanitaire à l’échelle du pays et l’accès aux soins de base pour les plus démunis. Autre mesure, « la gratuité des frais d’accouchement sur toute l’étendue du territoire national à compter du premier trimestre 2018 ».

Electricité et eau 

L’éclairage public et l’accès à l’eau courante n’ont pas été occultés. « D’ici mars 2018, 5000 lampadaires solaires seront déployés sur tout le territoire national, en fonction des besoins préalablement identifiés ». Le projet concerne les zones rurales, mais aussi certaines villes présentant des difficultés d’accès à l’électricité. S’agissant de l’accès à l’eau courante, il annonce que « Des puits équipés de pompes à eau seront installés dans chaque regroupement de villages à travers le pays ». 925 regroupements de villages recensés sur le territoire national sont concernés par la mesure.

Réforme de l’Etat 

Le Gabon étant un pays macrocéphale dont l’essentiel des activités socioéconomiques est concentré dans la capitale, Libreville. Il est impérieux d’inverser la tendance, d’où l’annonce d’Ali Bongo Ondimba de créer « un Fonds d’Initiative Départementale (FID) dans chacun des départements du pays, afin de financer les projets de développement à la base et offrir à chaque département plus d’autonomie ». La gestion du fonds sera assurée par le gouvernorat de chaque province, en concertation avec les collectivités du département.

Mais dans un contexte économique difficile, toutes ces promesses sonnent dans les oreilles de certains comme de simples annonces qui resteront lettre morte. Surtout que les 5000 logements  par an promis au premier mandat en 2009 n’ont jamais vu le jour. 

 

YFI

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